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Karaté Shotokai

Dés les années 70, j’ai eu la chance de pratiquer le karaté Shotokai au Budokan à Nancy.
Ce karaté était déjà un peu « bizarre » à l’époque, nous étions un peu les frères ennemis du karaté Shotokan (et vice versa), pourtant nous avions la même photo de notre père spirituel, maître Funakoshi, accrochée au mur du Dojo, mais que voulez vous, l’homme est ainsi fait qu’il préfère voir ce qui le sépare de ses frères plutôt que de voir ce qui l’en rapproche.

Notre karaté était donc pratiqué en position très basse, les coups étaient longs, les combats et les compétitions inexistants, les ceintures étaient blanches ou noires ! On y faisait des choses assez étranges, comme les Sagui Tobis (sauts de lapin) et des ipon kumité, combats sans fin avec une seule attaque très longue portée jusqu'à épuisement.
Nous ne comprenions pas bien où cela nous menait, mais nous avions de grosses cuisses, ce qui faisait notre fierté !!!Laughing
Grâce cette approche non orthodoxe, je fus mis en contact avec la notion de Ki, de hara et de méditation zen assise, tout ce qui était visiblement mis de coté par nos cousins d'en face.
Je découvris aussi le Bokuto (sabre de bois) puis le Bo (bâton long)
Notre dojo fut inauguré par maître Noro, haut gradé d’aïkido qui nous fit des démonstrations époustouflantes de sa maîtrise de l’énergie vitale. Ce grand Maître atteint d'une grave maladie mortelle cessera l'aïkido et guérrira grâce à sa science du Ki. Il donnera naissance au Kinomichi, une forme très avancée de travail sur le Ki.
Je connus aussi les débuts du Sogobudo, ancêtre du Shintaido, mon maître n’appréciait pas trop cela, mais nous étions fascinés et j’ai le sentiment d’avoir raté un beau rendez-vous à cette époque magique.

Les années passèrent, je cessai le karaté mais les arts martiaux me manquaient. Je goutais alors au kendo mais nous n’étions que deux à pratiquer, cela ne dura qu'un an.
Je vins au Kung fu, qui me paraissait trop compliqué, trop « chinois », cela ne dura pas.

Le contact avec l’énergie avait été établi et je continuai à l’étudier sous ses différentes formes.

J’ai pratiqué le Yoga pendant quelques années ce qui m’apporta une intériorisation dans le mouvement qui me manquait, mais aussi le sens et le goût de la respiration.

Spiritualité

J’étudiai aussi les traditions orientales, le souffisme, l’hindouisme, le bouddhisme Zen et tibétain.
Je m’intéressai aussi à la Franc Maçonnerie, je lu Ostwald Wirth et connu grâce à lui le Tarot, le symbolisme et le magnétisme.

Tous les ouvrages qui traitaient de près ou de loin à l’ésotérisme me passionnaient et j’en fis une grande consommation, rien de cet univers ne m'était indifférent, je dévorais, triais, analysais.

Shintaido - Kitaido

Plus tard, les arts martiaux revinrent en force sous la forme du Kitaido de Ken Waihgt. Ce dernier fut un des proches de Maître Aoki dans le Rakentukai des premiers jours.

Il se sépara du mouvement Shintaido et monta sa propre école en Angleterre dont je fus un des élèves dans sa forme française.
Cette forme est non martiale, elle est d'une grande beauté et d'une grande pureté, nul doute qu'elle marquera le 20em siècle de son empreinte inspirée!
Les années passèrent, j’ai continué à rencontrer des Maitres de différentes écoles, j’ai beaucoup appris et aussi mis beaucoup en pratique dans la vie de tous les jours. A quoi sert un savoir s'il n'est pas utilisable concrètement ?

C’est comme cela que j’ai décidé un jour de redonner tout ce qui m’avait nourri et aidé à ce jour.

Mon projet fut de monter des ateliers sur l’énergie vitale avec des techniques issues de plusieurs traditions afin que des occidentaux non doués ou intéressés par les arts martiaux puissent en tirer profit rapidement et de façon naturelle et décontractée.

OAKI

la méthode OAKI était née, elle fut dans un premier temps proposée à des hommes d’affaire, des commerciaux, des managers, puis une version plus large fut mise à la disposition du plus grand nombre.

3 aveugles sur un pont
 
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